Tuesday, November 1, 2011

Un mois jour pour jour

Un petit billet d'humeur en français, c'est un peu une grande première ici (si on ne compte pas la mini phrase d'introduction de mon premier post). J'avais juste envie de réécrire en français, un peu comme un retour aux sources.

Il s'en est passé des choses entre temps. Pas assez à mon goût, mais surement plus que si j'étais restée à Paris. En 5 mois, je découvre tout doucement ce pays dont je suis censée être à moitié issue, mais dont je ne connaissais pratiquement rien avant mon arrivée. La première fois que j'ai mis les pieds au Cambodge, c'était il y a environ 11 ans. C'était aussi mon premier voyage en avion. Je visitais alors les temples d'Angkor sans vraiment m'en soucier, me levais à 6 heures tous les matins pour manger des bols de nouilles, découvrait des membres insoupconnés de ma famille. En revenant, une toute autre ville que celle de mes souvenirs m'attendait. Dotée du même niveau de khmer qu'il y a 11 ans (orkun, niambai, muy pi bei, huum...), je troquais alors ma période touriste pour un poste de stagiaire de grande entreprise. Phnom Penh est peu à peu devenu un coup de coeur inespéré, très loin du coup de foudre immédiat, et maintenant assez loin de la phase repliement-autisme-je-veux-rentrer-à-la-maison des premières semaines (due en grande partie à un départ précipité et autres raisons personnelles).

Jusqu'à récemment, je me rendais pas vraiment compte que la fin de mon séjour approchait, mais les "when are you leaving" de plus en plus nombreux, m'ont un peu remis la notion du temps en place. Dans un mois jour pour jour, à la même heure, je serai à l'aéroport à attendre que le vol AF0273 décolle et m'emmène progressivement un peu plus loin de Phnom Penh et un peu plus près de Paris. Et entre temps je me rendrai presque pas compte des 15+ heures de voyage, puisque je passerai tout le trajet à dormir. J'imagine déjà l'atterrissage, le torticolis, le déambulement jusqu'au coin récup'baggages, le visage de ma mère et le froid de décembre m'accueillir. Après le reste est beaucoup plus flou. Mais en attendant, je profite de mon dernier mois et je me crée encore quelques souvenirs avant de rentrer.

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